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Pour la deuxième année consécutive, la Ville réussit, dans son budget 2011, grâce à un effort de gestion important, à maintenir ses investissements et à garantir une qualité de service public, tout en réduisant ses dépenses de fonctionnement.
Pour la première fois à Blois, les dépenses n'augmenteront pas plus vite que les recettes en 2011. L'épargne a été améliorée pour financer les investissements : c’est l’avenir et l’attractivité du territoire qui sont en jeu. Le budget 2011 maintient les investissements et la qualité de service, malgré un contexte national particulièrement contraignant et tendu. Les recettes subissent à la fois le désengagement de l'État et l’effet de la crise. En effet, les crédits d'État diminuent de 360 000 €. En parallèle, la crise a une incidence sur les droits de mutation (droits qui reviennent à chaque transaction immobilière) : la Ville prévoit une baisse de 100 000 € en 2011. Il en est de même pour les recettes liées au stationnement en ville, en baisse de 4 à 5%. En parallèle, la Ville subit une explosion du coût de l’énergie – gaz, électricité, eau – qui malgré le programme d’efficacité énergétique, coûtera 200 000 € en plus en 2011… Ce à quoi on peut ajouter notamment le désengagement du Conseil général en matière de politique de la Ville (-180 000 €). Un contexte morose, dans la continuité de l’année 2010.

Alors, pour réussir à poursuivre une politique ambitieuse malgré des recettes atones, la préparation du budget a nécessité, de la part des élus et des services municipaux, de redoubler d’efforts pour réaliser encore plus d’économies de gestion. L'exercice est le même qu’en 2010, tous les postes sont passés en revue et toutes les dépenses ont été justifiées. La ville a également engagé un travail de rationalisation et de centralisation (documentation, achat de fournitures), arrivant à une économie de 1,3 M€ sur le fonctionnement des services. Pour les actions, un travail similaire a été mené : justification de chaque projet qu’il soit nouveau ou non et décision politique de les engager ou de les reporter. La démarche de dialogue avec les élus s'est renforcée se traduisant par trois séminaires au cours desquels chaque projet a été débattu avant un arbitrage collectif. Et le résultat est historique ! Ce travail permet à la ville de réaliser une économie de 2 millions d'euros sur l'ensemble des dépenses de fonctionnement des services. Pour autant, ces économies ne suffiront pas à couvrir l’ensemble des besoins. Et ce n'est pas de gaieté de cœur que la Ville va devoir augmenter les taux de fiscalité, entre 3 et 5 %. Cette hausse sera la dernière du mandat conformément aux engagements pris en 2010. Ses conséquences sur les ménages seront amortis pour les 4000 foyers imposables les plus modestes grâce à l'abattement de 5% voté en 2010. L'augmentation sera du reste bien au-dessous des préconisations du cabinet Klopfer qui a audité les comptes de la Ville en 2009.
Il ne s’agit pas pour autant de réduire les priorités en terme de politiques publiques. L'objectif de la Ville est de garantir un service de qualité à ses administrés et de soutenir le développement local. Cela concerne bien évidemment les investissements qui seront maintenus à hauteur de 17,5 M€ : 6,3 M€ sur le Projet de rénovation urbaine (PRU) ; 1 M€ sur le Grand projet de centre-ville (GPCV) ; 5 M€ pour les travaux de proximité ; mais aussi 1 M€ sur le pôle gare ; 400 000 € sur la muséographie du Château ; la réhabilitation de la Maison de Bégon, etc.
Les engagements seront maintenus aussi en matière d’aide à l’enfance ou à la jeunesse, mais aussi d'action culturelle ou sportive, de politique de la Ville ainsi que de solidarité...