Nouveau quartier Gare : pensé pour y vivre

Le nouveau quartier Gare : pensé pour y vivre, y étudier, y travailler. Ce nouveau lieu de vie proposera à terme de nouveaux logements, des bureaux, de l’hôtellerie et de la restauration, des commerces, des locaux pour l’enseignement supérieur et des espaces publics plus pratiques et valorisés.

Dernières mises à jour

À partir du lundi 15 juin et pendant l’été, un nouveau cheminement piéton est mis en place autour de la gare, pour s’adapter à l’avancement des travaux.

À cette date, le trottoir côté gare ne sera plus accessible. Il faudra donc utiliser le trottoir d’en face grâce aux passages piétons. Des arrêts de bus seront également déplacés. Il n’y a pas de changement pour accéder à la gare routière, aux taxis, à la passerelle ou au parc de stationnement provisoire.

Ce nouveau cheminement peut impliquer davantage de marche pour vous, le temps des travaux. Vous pouvez également y croiser des engins de chantiers, mais vous avez priorité.

La gêne occasionnée est réduite autant que possible. La Ville vous remercie pour votre patience et est à votre écoute si besoin.

En bref : ce lundi 8 juin 2020, 8 arbres le long du boulevard Daniel-Dupuis ont été retirés le temps des travaux. Ils seront remplacés cet hiver et même complétés par davantage de végétation.

En détail : les travaux du projet Gare portent notamment sur le trottoir du boulevard Daniel-Dupuis. Pour mener à bien ces travaux à cet endroit précis, 8 acacias tétarisés ont été retirés, face à la boulangerie. En remplacement, 8 ormes seront replantés dès cet hiver, sur le même alignement. Une haie et des herbacées seront également plantées sur le même alignement.

Par ailleurs, alors qu’aucun végétal n’était présent sur le site auparavant, la Ville prévoit :

  • 10 arbres hautes tiges (massifs triangulaires) (3 arbres de Judée, 2 cerisiers de Mandchourie, 3 sephora du Japon et 2 érables) ;
  • 14 ormes le long des nouveaux bâtiments qui feront face à la gare (dont celui de l’Insa) ;
  • et 5 acacias, 5 alisiers blancs, 5 merisiers et 11 leviers d’Amérique des deux côtés de la nouvelle rue Florimond-de-Beaune.

Notez également que le site de l’usine à gaz sera prochainement reconverti en parc.

La Ville reste fidèle à son engagement de planter plus d’arbres qu’elle n’en retire. Le projet Gare n’y fait pas exception.

Compte tenu de la pandémie de coronavirus, les travaux du projet Gare ont été interrompus pendant la majeure partie du confinement.

Les travaux ont repris le 4 mai, mais l’interruption entraine fatalement un décalage du calendrier indiqué sur cette page. La Ville précisera très prochainement le nouveau calendrier des travaux.

Les enjeux

Le quartier Gare, situé en cœur de ville, représente l’une des portes d’entrée majeures de Blois, donc vecteur de l’identité de l’agglomération. Il est également le point de convergence entre les quartiers Ouest, Nord et Centre. À cinq minutes du rond-point Médicis à l’ouest et du Château royal à l’est, le quartier Gare prolonge le projet du Carré Saint-Vincent et l’ACVL pour former, jusqu’en Vienne, la colonne vertébrale des aménagements urbains en cours dans le cœur de ville.

Il s’agit notamment :

  • de réhabiliter les friches, reconstruire la ville sur elle-même et lutter contre l’étalement urbain ;
  • d’atténuer la frontière créée par les voies ferrées entre les quartiers Nord, Ouest et Centre ;
  • de proposer des logements correspondant aux attentes des familles souhaitant habiter en centre-ville ;
  • de proposer des surfaces d’activités pour de nouveaux commerces et services, en lien avec le quartier ;
  • d’agrandir les espaces dédiés à l’enseignement supérieur ;
  • de réinventer les espaces publics pour créer une entrée de ville à la hauteur du potentiel et des ambitions touristiques de Blois.

Réinventer l’espace public

Outre l’îlot Ducoux, la première étape du projet a été la conception et la pose de la passerelle et de sa rotonde (imaginée en référence à l’escalier du Château royal). Ces dernières facilitent la traversée et l’accès aux quais de la gare ferroviaire, notamment pour les personnes à mobilité réduite et les cyclistes et offrent une deuxième entrée à la gare, côté nord et ouest, qui vient désengorger l’entrée principale. Elles sont également un des signes architecturaux forts, positivement remarqués des touristes à leur arrivée.

D’ici 2020, le projet se tournera vers le parvis de la gare, qui sera entièrement repensé pour offrir un bel espace ouvert sur le nouveau quartier, dont il sera le cœur. Les flux des voitures seront limités devant la gare, afin de redonner leur place aux personnes à pied et à vélo, avec des cheminements plus clairs. Un dépose-minute et un parc de stationnement géré par Effia avec 220 places sont également prévus.

Enfin, la gare étant une interface privilégiée entre les lignes de car urbaines et interurbaines, une véritable gare routière sera créée, faisant du parvis un pôle d’échange intermodal (chemins de fer, gare routière, transports en commun, taxis et circulations douces).

Une longue réflexion

Beaucoup de chemin a déjà été parcouru : dès 1993, la Ville a engagé une réflexion globale sur la rénovation du secteur et la reconversion des friches Poulain. Depuis, le quartier de la Chocolaterie est devenu un lieu d’habitation et un pôle d’enseignement supérieur.

En 2009, la Ville a relancé la réflexion : une étude urbaine et les premières discussions foncières avec la SNCF ont suivi.

Les trois volets du projet

L’habitat

La parcelle PE1, située face au parvis de la gare et s’étendant sur 2 500 m² (ou 7 000 m² de plancher), a été fléchée pour des logements neufs, répondant davantage aux attentes du public et aux normes énergétiques.

Le programme prévoit notamment une vingtaine d’appartements en accession à la propriété et près de 95 chambres pour les étudiantes et étudiants. Le quartier redynamisé doit ainsi répondre à l’objectif de la Ville d’attirer de nouvelles et de nouveaux résidents en centre-ville. La parcelle PE1 sera libérée début 2021.

L’activité

La parcelle PE1 prévoit par ailleurs des bureaux, des commerces et des services, en complémentarité avec le centre-ville, en particulier le projet du Carré Saint-Vincent

Une maison des Mobilités serait notamment installée face à la gare, et centraliserait les informations et les démarches sur tous les moyens de déplacements alternatifs à la voiture ou écoresponsables. La présence d’un atelier vélo et des taxis est également envisagée. La construction du bâtiment dans lequel elle prendra place débutera début 2021, pour se terminer fin 2022.

Enfin, un hôtel-restaurant classé trois étoiles devrait proposer 80 chambres.

L’enseignement supérieur

Déjà très présent au niveau de la Chocolaterie, l’enseignement supérieur s’étendra sur les 1 500 m² de la parcelle PE2, avec de nouveaux locaux pédagogiques destinés à l’Insa (Institut national des sciences appliquées Centre–Val-de-Loire).

Ces bâtiments seront d’ailleurs les premiers à sortir de terre, avec une construction débutée en juin 2020 et qui devrait être terminée fin 2021.

Calendrier du projet : juin 2019–fin 2022

Phase 1 : juin 2019–janvier 2020

  1. Mise en service du parking provisoire de 214 places
  2. Confortement du talus, aménagement de la rue Florimond-de-Beaune et parking supplémentaire (80 places)
  3. Lancement du chantier de reconstitution EVEN (bâtiments du service exploitation de la SNCF)

Phase 2 : janvier 2020–hiver 2021

  1. Poursuite chantier EVEN
  2. Basculement des circulations sur la rue Florimond-de-Beaune
  3. Lancement du chantier parvis de la gare
  4. Aménagement de la rue Germaine-Tillion (gare routière)
  5. Démarrage chantier INSA

Phase 3 : hiver 2021–fin 2022

  1. Mise en service du parvis de la gare et de la gare routière définitive
  2. Conservation des parkings provisoires
  3. Poursuite des chantiers de l’INSA et démarrage du chantier PE1 (logements, hôtel-restaurant, commerces, service à la personne, Maison des mobilités) après déplacement de la gare routière (rue Germaine-Tillion)
  4. Démolition du bâtiment EVEN existant après achèvement du chantier de reconstruction au nord
  5. Démarrage du projet de résidence seniors
  6. Projet de « forêt urbaine »

Focus sur : le parvis

À la descente du train, c’est par une large esplanade au pied de la gare que les voyageuses et voyageurs prendront contact avec la ville de Blois. Réservé aux personnes à pied et à vélo, l’espace ne sera plus occupé par les véhicules. Les lignes urbaines et inter-urbaines utiliseront la nouvelle gare routière de la rue Germaine-Tillion. Les taxis, grâce à un chenal aménagé le long du parvis, accèderont sans difficulté à la gare. Les autres automobilistes emprunteront la rue Florimond-de-Beaune.

Grâce à cette nouvelle organisation, le trafic sur le secteur sera fluidifié. La transformation sera totale, le parvis repensé constituera une véritable respiration pour les usagères et usagers de la gare et, plus généralement, du quartier. Lieu d’attente et de rencontres, le parvis réaménagé sera ponctué de végétation et équipé de bancs.

Avec le réaménagement du parvis de la gare, l’objectif est de redonner leur place aux circulations douces. À l’heure où l’on cherche à développer des alternatives à la voiture, des circulations douces constitueront un fil conducteur des différents projets du nouveau quartier gare à travers la déclinaison de continuités cyclables et un parvis à destination des personnes à pied et à vélo.

Plan de circulation définitif