Nouveau quartier Gare : pensé pour y vivre

Le nouveau quartier Gare : pensé pour y vivre, y étudier, y travailler. Ce nouveau lieu de vie proposera à terme de nouveaux logements, des bureaux, de l’hôtellerie et de la restauration, des commerces, des locaux pour l’enseignement supérieur et des espaces publics plus pratiques et valorisés.

Les enjeux

Le quartier Gare, situé en cœur de ville, représente l’une des portes d’entrée majeures de Blois, donc vecteur de l’identité de l'agglomération. Il est également le point de convergence entre les quartiers Ouest, Nord et Centre. À cinq minutes du rond-point Médicis à l’ouest et du Château royal à l’est. Le quartier Gare prolonge le projet du Carré Saint-Vincent et l’ACVL pour former, jusqu’en Vienne, la colonne vertébrale des aménagements urbains en cours dans le cœur de ville.

Il s’agit notamment :

  • de réhabiliter les friches, reconstruire la ville sur elle-même et lutter contre l’étalement urbain ;
  • d’atténuer la frontière créée par les voies ferrées entre les quartiers Nord, Ouest et Centre ;
  • de proposer des logements correspondant aux attentes des familles souhaitant habiter en centre-ville ;
  • de proposer des surfaces d’activités pour de nouveaux commerces et services, en lien avec le quartier ;
  • d’agrandir les espaces dédiés à l’enseignement supérieur ;
  • de réinventer les espaces publics pour créer une entrée de ville à la hauteur du potentiel et des ambitions touristiques de Blois.

Réinventer l’espace public

Outre l’îlot Ducoux, la première étape du projet a été la conception et la pose de la passerelle et de sa rotonde (imaginée en référence à l’escalier du Château royal). Ces dernières facilitent la traversée et l’accès aux quais de la gare ferroviaire, notamment pour les personnes à mobilité réduite et les cyclistes et offrent une deuxième entrée à la gare, côté nord et ouest, qui vient désengorger l’entrée principale. Elles sont également un des signes architecturaux forts, positivement remarqués des touristes à leur arrivée.

D’ici 2020, le projet se tournera vers le parvis de la gare, qui sera entièrement repensé pour offrir un bel espace ouvert sur le nouveau quartier, dont il sera le cœur. Les flux des voitures seront limités devant la gare, afin de redonner leur place aux personnes à pied et à vélo, avec des cheminements plus clairs. Un dépose-minute et un parc de stationnement géré par Effia avec 220 places sont également prévus.

Enfin, la gare étant une interface privilégiée entre les lignes de car urbaines et interurbaines, une véritable gare routière sera créée, faisant du parvis un pôle d’échange intermodal (chemins de fer, gare routière, transports en commun, taxis et circulations douces).

Une longue réflexion

Beaucoup de chemin a déjà été parcouru : dès 1993, la Ville a engagé une réflexion globale sur la rénovation du secteur et la reconversion des friches Poulain. Depuis, le quartier de la Chocolaterie est devenu un lieu d’habitation et un pôle d’enseignement supérieur.

En 2009, la Ville a relancé la réflexion : une étude urbaine et les premières discussions foncières avec la SNCF ont suivi.

Les trois volets du projet

L’habitat

La parcelle PE1, située face au parvis de la gare et s’étendant sur 2 500 m² (ou 7 000 m² de plancher), a été fléchée pour des logements neufs, répondant davantage aux attentes du public et aux normes énergétiques.

Le programme prévoit notamment une vingtaine d’appartements en accession à la propriété et près de 85 chambres pour les étudiantes et étudiants. Le quartier redynamisé doit ainsi répondre à l’objectif de la Ville d’attirer de nouvelles et de nouveaux résidents en centre-ville.

L’activité

La parcelle PE1 prévoit par ailleurs des bureaux, des commerces et des services, en complémentarité avec le centre-ville, en particulier le projet du Carré Saint-Vincent

Une maison des Mobilités serait notamment installée face à la gare, et centraliserait les informations et les démarches sur tous les moyens de déplacements alternatifs à la voiture ou écoresponsables. La présence d’un atelier vélo et des taxis est également envisagée.

Enfin, un hôtel-restaurant classé trois étoiles devrait proposer 80 chambres.

L’enseignement supérieur

Déjà très présent au niveau de la Chocolaterie, l’enseignement supérieur s’étendra sur les 1 500 m² de la parcelle PE2, avec de nouveaux locaux pédagogiques destinés à l’Insa (Institut national des sciences appliquées Centre–Val-de-Loire).

Ces bâtiments seront d’ailleurs les premiers à sortir de terre, avec une construction qui débutera à l’automne 2019 et devrait être terminée fin 2020.

Calendrier du projet : juin 2019–fin 2021

Phase 1 : juin 2019–octobre 2019

  1. Mise en service du parking provisoire de 134 places
  2. Confortement du talus, aménagement de la rue Florimond de Beaune et parking supplémentaire (80 places)
  3. Démarrage chantier INSA (Institut national des sciences appliquées - Centre Val de Loire)
  4. Lancement du chantier de reconstitution EVEN (bâtiments du service exploitation de la SNCF)

Phase 2 : novembre 2019–juin 2020

  1. Basculement des circulations sur la rue Florimond de Beaune
  2. Lancement du chantier parvis de la gare
  3. Aménagement de la rue Germaine Tillion (gare routière)
  4. Mise en service du parking de 80 places supplémentaires
  5. Poursuite chantiers INSA et EVEN

Phase 3 : juillet 2020–fin 2021

  1. Mise en service du parvis de la gare et de la gare routière définitive
  2. Démarrage chantier PE1 (logements, hôtel - restaurant, commerces, service à la personne, Maison des mobilités) après déplacement de la gare routière (rue Germaine Tillion)
  3. Livraison des chantiers INSA et reconstitution EVEN