Bilan de mi-parcours 2020–2023–2026 (partie 2 sur 4) : ville écologique

Vous consultez la 2e partie du bilan de mi-parcours 2020–2023–2026.

Montage photo : l’école Quinière après travaux de rénovation énergétique, panneaux photovoltaïque sur le toit du groupe scolaire Nelson-Mandela, de la ouate de cellulose, et une personne à vélo électrique.

Sous-partie 1
Une ville à la pointe de l’innovation énergétique

En photo ci-dessus (de gauche à droite) : l’école maternelle Quinière (qui a bénéficié d’importants travaux de rénovation énergétique, photo © Chidraproduction), les panneaux photovoltaïques sur le toit du groupe scolaire Nelson-Mandela (photo © Deepha Photographie), de la ouate de cellulose pour l’isolation (photo © Adobe Stock) et de nouveaux vélos électriques pour les déplacements professionnels des agents municipaux (photo © N. Wietrich).

Poursuivre le plan d’isolation thermique des bâtiments publics (Ville/Agglo/CIAS) pour garantir, à terme, leur neutralité énergétique (en cours)

  • 600 000 € sont investis en moyenne chaque année par la Ville dans la rénovation thermique de ses bâtiments (récemment l’école Quinière et prochainement les écoles Mardelle et Parodi).
  • Par ailleurs, d’autres opérations d’envergure sont menées : construction du groupe scolaire Nelson-Mandela, rénovation bio-climatique du gymnase Marie-Amélie-Le-Fur, du gymnase Traoré–Azarian et prochainement du gymnase Marcel-Cerdan.
  • Un Schéma directeur immobilier et énergétique (SDIE) est en cours d’élaboration. Il permettra de mieux cibler les besoins du patrimoine en termes d’usages et de rénovation énergétique.
  • La collectivité a répondu à un appel à manifestation d’intérêt de la Caisse des Dépôts et Consignation visant à permettre un financement plus important du plan de rénovation et donc accélérer celui-ci.

Soutenir le développement d’énergies renouvelables de proximité (méthanisation, éolien, photovoltaïque, géothermie, etc.) (en cours)

  • Agglopolys soutient l’installation de 6 200 panneaux photovoltaïques sur l’ancienne friche Truffaut à Vineuil (mise en service : 2026) par le groupement citoyen réunissant Ener Centre-Val de Loire, Energie partagée et Blais’Watt.
  • La Ville a ou va équiper de panneaux photovoltaïques des bâtiments neufs ou rénovés (groupe scolaire Nelson-Mandela, complexe sportif Traoré–Azarian, gymnase Cerdan).
  • Agglopolys est également entré au capital du méthaniseur « Metha Blois nord » (prochainement construit à Fossé) qui produira du biogaz et favorisera la conversion à l’agriculture biologique des porteurs de projets.
  • L’agglomération envisage l’installation d’ombrières photovoltaïques pour de l’auto-consommation sur le parking du Jeu de Paume à Blois.
  • Un projet de géothermie (chauffage de la capitainerie et de la piscine) est à l’étude au Lac de Loire.
  • La Ville et Agglopolys achètent aussi de l’électricité verte, issue de productions d’énergies renouvelables, permettant ainsi d’encourager la filière.
  • À noter que les autorisations d’urbanisme tiennent de plus en plus compte des enjeux en matière d’énergie renouvelable et notamment du photovoltaïque. Cela vaut notamment pour les quartiers où les enjeux patrimoniaux sont peu marqués.

Renforcer l’action et les moyens de la plateforme Rénov’énergie à destination des particuliers (réalisé)

Depuis 2020, plus de 646 000 € de subvention ont été alloués (dont 240 000 € pour les logements à Blois) pour un montant estimatif des travaux de 5,74 millions d’euros. 273 dossiers ont été financés (dont 104 à Blois). En moyenne, un gain énergétique de 50 % par logement est constaté.

Accompagner et encourager les projets citoyens (cadastre solaire des toits, énergie partagée, etc.) (en cours)

  • Dans le cadre de leur Plan Climat Air Energie Territorial, la Ville de Blois et Agglopolys soutiennent le développement des initiatives citoyennes, comme le collectif Blais’Watt qui a pour objet la sensibilisation à la sobriété énergétique et le développement de projets de production d’énergie renouvelable. En 2022, Blais’Watt a réalisé 2 projets de toitures photovoltaïques, aidé par Agglopolys qui a apporté un soutien financier de trésorerie.
  • Agglopolys est également engagé dans le programme européen LIFE_LET’sGO4Climate qui encourage les citoyennes et citoyens à devenir acteurs de la transition énergétique de leur territoire. Quatre ateliers ont été réalisés d’octobre 2022 à janvier 2023, avec pour objectif de donner à un panel de citoyennes et citoyens tirés au sort, la possibilité et les moyens de monter des projets collectifs pour la sobriété énergétique et la production d’énergies renouvelables à l’échelle du territoire. Sur plus de 200 citoyennes et citoyens inscrits (dont 70 Blésoises et Blésois), au début de la démarche, une centaine a fini le cycle complet d’ateliers et s’est constitué en 9 collectifs citoyens sur différentes thématiques : mutualisation de biens et services, alimentation, mobilité, auto-partage, sensibilisation et production d’énergies renouvelables, etc.

Achever la transformation de la flotte de véhicules publics en véhicules moins polluants (en cours)

  • Les collectivités (Ville, Agglopolys, CIAS) sont engagées dans un plan de mobilité inter-administrations visant à favoriser les modes doux de déplacement et à repenser les façons de travailler pour adopter des comportements plus vertueux et réduire ainsi le recours à la flotte automobile.
  • En complément de la mise en place de la flotte partagée de véhicules hybrides et électriques, 10 véhicules ont été supprimés, 3 véhicules lourds et polluants ont été remplacés, les trajets en auto-solisme sont désormais interdits, une réflexion est en cours pour expérimenter une partie de la flotte à l’hydrogène.
  • La Ville a acheté 15 nouveaux vélos électriques et trottinettes électriques pour les déplacements des agents.
Montage photo : un récupérateur d’eau, un nichoir, un agent plantant des plantes et un agent amenant un bac jaune au camion de collecte.

Sous-partie 2
Une ville qui préserve les ressources naturelles

En photo ci-dessus (de gauche à droite) : un récupérateur d’eau installé aux serres municipales (photo © Deepha Photographie), un refuge LPO aux jardins de l’évêché (photo © Deepha Photographie), un agent plantant des plantes vivaces au rond-point Médicis (photo © N. Wietrich), et un agent collectant un bac jaune de tri sélectif en porte-à-pote (photo © N. Wietrich).

Supprimer les plastiques et produits porteurs de perturbateurs endocriniens dans les cantines, les écoles, les crèches et plus largement dans tous les équipements publics (en cours)

  • Les bouteilles en plastique ont été remplacées par des brocs en verre dans les cantines.
  • Une réflexion est en cours pour adapter la logistique pour privilégier des bacs en inox par exemple pour les repas des restaurants scolaires ou encore des barquettes biosourcées en cellulose. Avec le retour de la restauration scolaire en 2024 en gestion publique (via une société publique locale), le sujet sera approfondi.

Améliorer la qualité de l’eau avant son renvoi dans la Loire. Installer des filtres capturant les déchets avant toute évacuation dans la Loire (en cours)

  • La mise en place d’un premier filet de récupération des déchets est prévue cette année.
  • Elle sera accompagnée d’une campagne de sensibilisation aux déchets dans la Loire intitulée « un déchet par terre = un déchet dans la mer ». En 2022, Agglopolys a signé la charte de la Fondation Tara Océan - « fleuves sans plastiques » qui valorise les actions déjà conduites et à venir par la collectivité. D’autres actions de sensibilisation à la protection de la mer, très en amont dans les terres, ont été menées auprès des habitantes, habitants et touristes (ex. stand lors des Rendez-vous de l’histoire 2022 sur le thème de la mer, pose de plaques « la mer commence ici » à proximité d’égouts, etc.).

Préserver la ressource en eau en utilisant les eaux de pluie pour les arrosages publics (espaces verts, terrains sportifs, etc.) et privés, en incitant les particuliers et les collectivités à les récupérer (en cours)

  • 100 000 litres d’eau, c’est la capacité des récupérateurs d’eau de pluie mis en place par la Ville pour l’arrosage public. Ces récupérateurs ont été installés sur divers bâtiments publics, dans les cimetières, etc.
  • Des projets sont en cours pour déconnecter les gouttières du réseau d’assainissement et ainsi permettre à l’eau de pluie de s’infiltrer sur place (sur des parcelles privées et publiques). La désimperméabilisation des sols (rues, trottoirs, pieds d’arbres, cours d’écoles) combinée aux opérations de végétalisation y contribue également.
  • La préservation de la ressource en eau est aussi possible grâce à des pratiques vertueuses de culture (plantes ne nécessitant que peu d’arrosage, paillage des sols pour limiter l’évaporation, amendement du sol par des engrais organiques et des mycorhizes qui facilitent la sollicitation des ressources).
  • En parallèle, Agglopolys a lancé depuis 2021 des campagnes annuelles de sensibilisation aux économies d’eau (distribution de kits d’économie d’eau aux habitantes et habitants, campagnes de sensibilisation, édition d’un guide sur les écogestes, opération « De l’eau de pluie dans mon jardin, c’est bien plus malin » avec l’accompagnement de 25 foyers du territoire à la déconnexion des eaux pluviales du réseau unitaire et fourniture de cuves de récupération d’eau).

Renforcer le plan de biodiversité : préservation des espèces de la faune et de la flore (en cours)

Le plan de gestion écologique et différencié de l’ensemble des espaces végétalisés de la Ville de Blois permet d’adapter la gestion au potentiel écologique des espaces tout en préservant leurs usages. Les enjeux sont la préservation et le développement de la biodiversité, la résilience de gestion et la préservation des ressources.

Le plan d’actions vise l’adaptation de la gamme végétale, l’adaptation des époques de taille des végétaux hors période de nidification, l’enrichissement des sols, la création de zones refuges et d’habitat pour la faune et la flore, la mise en place de la fauche tardive, la création de haies de Benjes, pour accueillir la biodiversité, le plan de verdissement des cimetières, le permis de végétaliser pour les habitantes et habitants, la labellisation des espaces et leur suivi scientifique.

Le parc de l’Arrou accueille ainsi de nouveaux espaces de fauches tardives et de libre évolution concertés avec les habitantes et habitants. Le fleurissement de la ville est maintenu, notamment sur les espaces touristiques clés en adaptant la gamme végétale et en limitant la part des plantes annuelles au profit des plantes vivaces et arbustes.

Afin de mettre en œuvre la gestion écologique des sites, les agents municipaux ont suivi des formations et bénéficient d’équipements adaptés (voir également le plan de végétalisation dans la partie 1 « Développer la végétalisation des espaces urbains » [réalisé]).

Lutter contre l’utilisation des glyphosates et autres pesticides sur le territoire (en cours)

La Ville poursuit sa politique zéro pesticide sur les espaces publics entrepris dès 2010. Depuis 2019, les cimetières sont en conversion de végétalisation. Les seuls produits encore utilisés sur le territoire sont des produits de biocontrôle autorisés en agriculture biologique et qui respectent les auxiliaires (insectes, etc.). Ces traitements ne sont effectués qu’en cas d’attaques parasitaires qui risquent de détruire ou de nuire gravement au patrimoine végétal.

De manière générale, c’est la lutte biologique intégrée qui est favorisée, avec utilisation d’auxiliaires (ex. roseraie), ou d’écopiège par exemple pour poursuivre la lutte contre la chenille processionnaire du pin.

Parvenir à une nourriture 100 % locale et/ou 100 % bio dans la restauration collective d’ici à 2030 (en cours)

Le retour en gestion publique de la restauration collective va permettre de développer et de consolider les filières de producteurs locaux et de tendre vers un pourcentage maximal de produits locaux et/ou bio, avec comme objectif l’amélioration de qualité des repas des cantines scolaires et des crèches.

Favoriser le développement de l’agriculture biologique urbaine par le renforcement des zones de maraîchage, le développement des vergers et jardins partagés dans les quartiers (réalisé)

  • La Ville met à disposition du foncier pour le développement de l’agriculture bio urbaine. Près de 10 projets ont déjà été aidés.
  • La réalisation d’une promenade piétonne favorisant la balade dans le quartier maraîcher de la Vacquerie est prévue par Agglopolys en concertation avec les maraîchers qui occupent le site.
  • Tout proche, un tiers-lieu dédié à l’alimentation durable est en cours de développement à l’initiative de l’association « Les jardins de Cocagne » et en partenariat avec Agglopolys et le Pays des Châteaux. Un verger partagé a également été créé en 2021, Clos de la Maçonnerie, les vignes de Blois ont quant à elles été replantées et confiées à un viticulteur bio. Celui-ci, outre la gestion de la parcelle, la récolte du raisin, offrira des actions pédagogiques à destination des élèves des écoles de Blois.
  • De façon plus globale, une stratégie foncière des espaces agricoles, naturels et péri-urbains est en place. Elle a notamment pour objectif de conventionner avec les exploitantes et exploitants, mettre en adéquation les besoins exprimés et les terrains disponibles et proposer des secteurs à investir en priorité.
  • La reprise en gestion publique de la restauration collective (cantine scolaire) va permettre de développer et de consolider les activités des producteurs locaux.
  • Dans un autre registre, un poste de chargé de projet jardins familiaux-partagés a été créé au sein de la collectivité. Ses missions consisteront notamment à accompagner les initiatives et projets des habitantes et habitants, leur apporter conseils techniques et pratiques, etc. Un travail avec les associations des jardins familiaux a été engagé afin d’inclure une charte environnementale dans les conventions.
  • D’autres conventions ont été établies (particulier qui souhaitait planter des vignes sur le coteau avenue de Verdun ; parcelle mise à disposition des étudiants de l’école du paysage, etc.).

Étudier le retour en gestion publique de la restauration collective (réalisé)

La société publique locale pour le retour en gestion publique de la restauration collective est en train d’être créée. Elle sera opérationnelle au 1er janvier 2024 (plus d’info à venir ici-même sur blois.fr et dans un prochain Blois mag).

Améliorer et renforcer le tri sélectif, la collecte d’encombrants et des déchets verts (réalisé)

Depuis le 1er janvier 2023, le tri sélectif s’effectue en porte à porte. Le passage en bac jaune a permis de doubler la quantité de déchets triés. Ce doublement provient d’une part des extensions de consignes de tri (dorénavant tous les emballages sont acceptés) et d’autre part à ce nouveau mode de collecte en porte-à-porte qui a facilité le tri pour de nombreux habitantes et habitants. Le tri est globalement de bonne qualité même si des erreurs récurrentes sont constatées telles que des objets en plastique (brosse à dent, briquet, stylo, pince à linge ne doivent pas être mis dans la poubelle jaune) ou des sacs poubelles opaques.

À compter du 1er janvier 2024, les bio-déchets devront être triés à la source. Des composteurs et lombri-composteurs sont mis à disposition gratuitement par Agglopolys depuis janvier 2022. Des composteurs se trouvent également sur l’espace public (Creusille, jardins de l’évêché, etc.).

Un renforcement du tri sélectif a été engagé dans les écoles, au port de la Creusille ainsi qu’au sein des 3 collectivités (Ville, Agglopolys, CIAS).

Concernant les encombrants ou les déchets verts, les usagères et usagers doivent les déposer dans les déchetteries et non sur l’espace public sous peine d’amendes. Un service payant d’enlèvement ou de mise à disposition de bennes est proposé. Les objets en bon état peuvent être donnés aux acteurs locaux du réemploi (Emmaüs, Ressourcerie Les Bonnes Manières, Adepa, Vélo41, etc.). Des broyeurs de déchets verts peuvent être prêtés.

D’autres actions favorisant l’économie circulaire et la réduction des déchets ont été réalisées : des poules dans mon jardin, accompagnement des événements éco-responsables par le financement de gobelets réutilisables, installation de sites de compostage collectif, actions de sensibilisation en milieu scolaire, partenariat avec Cocyval, etc.

Montage photo : deux personnes à vélo de dos sur une piste cyclable signalée par un pictogramme au sol, un bus électrique, et une navette électrique.

Sous-partie 3
Une ville qui s’adapte aux changements climatiques

En photo ci-dessus (de gauche à droite) : le plan vélo-piéton est en cours de déploiement (photo © F. Christophe), l’un des 9 bus électriques du réseau Azalys et l’une des navettes électriques gratuites (photos © Deepha Photographie).

Continuer à reconstruire la ville sur la ville : privilégier les réutilisations de friches et d’espaces abandonnés pour les projets de construction et favoriser la rénovation du patrimoine bâti. Objectif zéro artificialisation nette. (en cours)

Plusieurs friches urbaines sont en cours de reconversion.

  • 14 maisons de ville seront construites en Vienne, en lieu et place de l’ancien hôpital psychiatrique et les espaces publics seront réaménagés.
  • Le quartier gare est toujours en mutation. Les anciennes propriétés SNCF ont été démolies, laissant place à de nouvelles constructions plus qualitatives (locaux pour l’enseignement supérieur - INSA ; résidence senior, logements, hôtel, restaurant, commerce, gymnase, etc.). Une étude est en cours pour la création d’un parc arboré de 7 000 m2 sur site. La CCI, Agglopolys et le pôle universitaire devraient aménager le dernier bâtiment non réhabilité du site Poulain pour en faire un lieu interface entre les entreprises du territoire et les étudiantes et étudiants.
  • Quartier Laplace, une résidence-service a été livrée en janvier 2023, des locaux tertiaires ont été finalisés cet été, 6 maisons individuelles seront livrées en septembre 2024 et un espace vert sera également aménagé.
  • Côté Médicis, c’est l’ancienne friche Sagana qui va être démolie (2023) pour laisser place à un programme de logements qualitatifs, offrant un vrai cadre de vie sur cet ensemble foncier.
  • La friche Apri (mail Charlot) va être transformée par l’hôpital et le site Alkopharm, repris par l’ADA Blois basket pour son centre de performance.

Toutes ces opérations de reconstruction de la ville sur la ville évitent d’artificialiser de nouveaux espaces naturels.

Renforcer le niveau d’exigence environnementale des constructions neuves ou rénovées (réalisé)

La Ville maintient des exigences environnementales fortes à la fois pour les nouvelles constructions ou les rénovations de bâtiments existants (bâtiments basse consommation, isolations biologiques, etc.).

Le nouveau groupe scolaire Nelson-Mandela a été conçu selon les normes du label E4C2 (normes les plus exigeantes du moment), les travaux de rénovation et d’isolation dans les autres bâtiments municipaux (écoles, gymnases, etc.) permettent de gagner au minimum 2 classes énergétiques. Les projets neufs se basent sur la réglementation environnementale en vigueur (RT 2020) qui impose aux promoteurs la construction de bâtiments à énergie positive en plus des maisons passives. Elle impose par ailleurs des limites de consommation très précises. Des labels complémentaires peuvent être visés, en fonction des études et des capacités financières. Le « confort d’été » est également pris en compte dans les calculs de performances thermiques.

Une charte d’aménagement durable qui s’imposera à tous les constructeurs et maîtres d’œuvre travaillant avec la Ville est en cours de réalisation pour une mise en œuvre d’ici un an.

Favoriser les modes de déplacement doux en restructurant le réseau des pistes cyclables sécurisées (en cours)

Le plan vélo-piéton de la Ville de Blois et Agglopolys a pour ambition de mettre en place un écosystème favorable à la pratique des modes actifs en jouant sur tous les fronts :

  • aménagements cyclables (investissement de la Ville à hauteur de 2 millions d’euros sur 4 ans + 600 000 euros par an du côté d’Agglopolys) ;
  • matériel ;
  • stationnement ;
  • communication ;
  • formation ;
  • signalétique.

D’ici 2026, le développement de lignes vélos devrait impulser de nouvelles pratiques avec des itinéraires directs dotés d’une signalétique au sol permettant de se repérer dans l’espace et dans le temps (indications de temps de parcours jusqu’au prochain équipement desservi).

Parmi les projets réalisés : l’aménagement du rond-point de la Pinçonnière, la reprise des allées de l’avenue de Chateaurenault, la réalisation d’une piste dans la rue André-Boulle et de deux pistes sur l’avenue de Chateaudun.

Est en cours : la mise en place de pistes cyclables rue du Bourg-neuf.

À venir prochainement : l’aménagement d’une piste menant à Fossé, de la piste menant à Saint-Gervais-la-Forêt, du carrefour Jean-Marie-Lorain et des rues bordant le projet Saint-Vincent.

Accompagner les projets d’habitats participatifs ou solidaires (en cours)

Les élus du Pays des châteaux appuient l’association « Les compagnons bâtisseurs » pour obtenir un financement auprès de la Région Centre–Val-de-Loire pour la mise en place d’un animateur accompagnant plusieurs projets d’autoréhabilitation, en particulier pour les foyers les plus modestes.

Améliorer les dessertes de transports en commun vers les zones d’activités et les quartiers mal desservis (réalisé)

Depuis septembre 2021, une nouvelle délégation de service public est en place avec Azalys.

  • Le réseau compte désormais 9 bus électriques. 13 seront disponibles en 2024 (soit 25 % du parc urbain) ce qui concourra à l’apaisement de l’espace public.
  • La fréquence de certaines lignes a été augmentée.
  • La ligne H a été créée pour desservir les quartiers Nord et les pôles d’activité.
  • La ligne G, ligne express, relie la gare aux zones d’activités nord et est.
  • Le tracé de la 2e navette gratuite de centre-ville va évoluer.

Un bilan est en cours et proposera des améliorations.

Renforcer le service des navettes gratuites, non polluantes (réalisé)

Après la navette électrique gratuite de centre-ville, un deuxième circuit a été créé en septembre 2021 pour relier le quai du Foix, Valin-de-la-Vaissière et la gare. Une réflexion est en cours pour que cette navette passe par le Jeu de Paume qui pourrait devenir, en journée, un parking relais d’entrée de ville.

Aménager des parkings relais gratuits en entrée de ville (en cours)

Un parking existe au sud sur le site du parc des expositions. La navette gratuite de centre-ville vous conduit ensuite en hyper-centre ou à la gare. Une réflexion est en cours pour aménager le parking du Jeu de Paume (nord) en journée afin qu’il puisse faire office de parking relais. La navette de centre-ville passerait alors par cette destination.

Développer les initiatives de plateforme de co-voiturage et d’auto-partage (en cours)

Depuis octobre 2022, Agglopolys mène une expérimentation de service d’autopartage à Veuzain-sur-Loire et Cour-Cheverny. 4 véhicules électriques composent la flotte. Un premier bilan sera réalisé fin 2023. Un groupe Autopartage issu du collectif Life_LetsGo4Climate réunit des Blésoises et Blésois très motivés que la collectivité va accompagner pour monter un projet de voitures en autopartage à Blois.

Par ailleurs, une plateforme de covoiturage a été créée en 2023 à destination des agents de la Ville, d’Agglopolys et du CIAS (26 annonces ont déjà été déposées représentant 38 lieux de dessertes — points de départ ou étapes). Un travail est en cours avec le Département et la Préfecture pour que leurs agents puissent en bénéficier d’ici la fin de l’année.

Agir en faveur d’une amélioration des dessertes ferroviaires du territoire (en cours)

La Ville et Agglopolys sont en lien constant avec la Région Centre–Val-de-Loire et la SNCF, acteurs principaux du dossier. Celles-ci mènent actuellement des travaux sur les voies.

  • Depuis décembre 2022, un aller-retour express Orléans–Blois–Tours a été ajouté chaque jour.
  • Un train Paris–Blois–Tours a également été ajouté le dimanche soir.
  • Dès septembre 2023, tous les trajets depuis et vers Paris seront effectués avec des trains neufs, plus ponctuels et plus confortables.
  • À partir de décembre 2023, il y aura un aller-retour supplémentaire chaque jour sur la ligne Paris–Blois–Tours.

Organiser des weekends piétons-vélos en ville (réalisé)

Les weekends piétons-vélos se développent et vont être renforcés. La Fête du sport/ braderie, la Brocante sur le pont ou encore le Bouchon blésois ont trouvé leur public en bénéficiant d’un cadre attrayant.

Étudier la création d’une plateforme logistique pour les livraisons en centre-ville avec des petits véhicules « propres » (livraison du dernier kilomètre) (réorienté)

La Banque des territoires a étudié dès 2020, pour le compte de la Ville, la faisabilité d’une telle plateforme. Il ressort de cette étude que sa mise en œuvre à court terme dans une ville moyenne comme Blois rencontre deux obstacles :

  • les rues piétonnes ne sont pas assez nombreuses ;
  • l’accès au centre-ville pour les livraisons en véhicule à moteur thermique n’est pas assez contraint.

Ceci empêche l’émergence d’un marché. Pour ces raisons, la plupart de ces plateformes ouvrent prioritairement dans les métropoles et non dans les villes de taille moyenne.

Réalisés mais non prévus

Éclairage public

En 2023, la Ville a décidé de tripler l’enveloppe d’investissement consacrée à la modernisation de l’éclairage public (300 000 €). Le passage en leds, la détection de présence, la télégestion et l’extinction nocturne font partie du dispositif.

Plan de sobriété

La Ville de Blois, Agglopolys et le CIAS sont engagés dans un important plan de sobriété (voir Blois mag n°184 de novembre 2022 et blois.fr/sobriete). Depuis 2008, les collectivités mènent une politique ambitieuse et complémentaire pour faire face à l’urgence climatique et répondre aux enjeux d’une ville et d’un territoire durables.

Les investissements sont multiples et concernent tous les domaines. Ainsi, un important plan de rénovation et d’isolation des bâtiments publics (crèches, écoles, gymnases, etc.) est engagé (30 millions d’euros investis de 2014 à 2025), l’éclairage public est progressivement remplacé par des leds moins énergivores (270 000 € investis en 2023 et 300 000 € en 2024), une étude est en cours pour étendre les deux réseaux de chaleur, un important plan de végétalisation de la ville est en cours, de même qu’un plan vélo-piéton. La préservation de l’eau est prise en compte dans chaque service (installation de récupérateurs d’eau de pluie pour l’arrosage, plantation d’espèces moins gourmandes en eau, solutions de nettoyage des rues moins consommatrices d’eau, etc.). Le système de tri a évolué vers un tri en porte à porte plus efficace, le fonctionnement des collectivités a été adapté : moins de véhicules, achats de vélos électriques et trottinettes, création d’une plateforme de co-voiturage, agents sensibilisés via des formations et par un réseau d’ambassadeurs de la sobriété, composé d’agents volontaires pour sensibiliser leurs collègues à la réduction des consommations (électriques, numériques, eau, chauffage, papier, etc.).

Service de trottinettes en libre service

Depuis juillet 2022, un service de location de trottinettes est en place sur l’espace public. Cette expérimentation d’un an ayant rencontré un public nombreux (plus de 10 000 trajets pour le seul mois d’avril 2023), il a été décidé de lancer un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour désigner un opérateur afin de poursuivre le service au-delà de juillet 2023.

Défi alimentation

Depuis 3 ans, la Ville de Blois, Agglopolys et le Pays des Châteaux mettent en place le Défi Alimentation ayant pour but d’accompagner des habitantes et habitants dans l’évolution de leurs pratiques alimentaires vers plus de produits sains et locaux sans augmentation de leur budget. Ces ateliers ont amené, chaque année, une cinquantaine de foyers à participer à 6 ateliers pratiques et conviviaux : visite d’une ferme labellisée bio, atelier cueillette de plantes sauvages comestibles, atelier cuisine anti-gaspi, atelier cuisine locale et équilibrée, atelier sur les polluants en cuisine, atelier sur la conservation des aliments.

Label climat air energie

Le label Climat Air Energie est un label européen visant à promouvoir les actions portées par les collectivités pour la transition écologique. Il remplace le label Cit’Ergie auquel la collectivité participait précédemment. En 2023, la Ville de Blois sera labellisée 3 étoiles sur les 5 potentiellement atteignables, soit plus de la moitié des actions du référentiel validées. L’objectif de la Ville de Blois et d’Agglopolys est d’être labellisée 4 étoiles d’ici 2026.

Commande publique durable

Un travail sur la commande publique durable Ville-Agglopolys est mené afin de favoriser des filières économiques éco-responsables.

Plan numérique

Création d’une politique de sobriété numérique, d’archive efficace et de sécurisation de nos données, qui participe aussi à une plus grande efficience de nos actions.

Plan de formation transition écologique

La Ville et Agglopolys ont lancé un plan de formation obligatoire dédié à la transition écologique auprès de tous les agents ainsi que le printemps du climat.