Féru de mathématiques, Akli Brahimi s’est rapidement intéressé à l’informatique et a travaillé dans plusieurs sociétés dans le nord de la France. En 1985, à 28 ans, il créé la sienne pour développer des logiciels de gestion sur des marchés de niche. En 2010, il revend cette entreprise qui comptait 75 personnes salariées de vingt origines différentes et commence, en 2012, une nouvelle vie personnelle et professionnelle à Blois. Il investit 750 000 euros pour monter sa startup Neolink, au sein du quartier Croix-Chevalier, avec 8 personnes salariées. Une entreprise fondée sur des valeurs mutualistes et humanistes, de solidarité intergénérationnelle.
J’ai employé des personnes aux profils atypiques et d’origines diverses pour leur redonner confiance. Cela montre aussi que l’on peut développer une activité économique dans la Zup sans le moindre problème, que solidarité et entraide sont des solutions aux tensions qui peuvent exister.
. Aujourd’hui, Neolink a triplé sa surface et compte 32 personnes salariées.
Nous avons créé la plateforme Job 41 en 2017, maintenant déployée dans 25 départements, bientôt 30 et 4 régions, grâce aux soutiens du conseil départemental et du conseil régional
. Cet outil met en relation les allocataires du RSA et les entreprises qui recrutent. La plateforme a remporté plusieurs prix, dont celui de France attractive (catégorie Impact local), le 2 octobre dernier, qui récompense un projet associant une collectivité et une entreprise qui agit pour un changement durable sur son territoire.
Akli travaille sur une nouvelle application appelée « Qanteen » avec Franck Bataille, un autre entrepreneur blésois du numérique. Elle sert à préréserver son repas à la cantine dans les collèges et les lycées et lorsqu’il comprend des produits locaux, les parents gagnent de la monnaie virtuelle générant des remises lors d’achat en vente directe chez des producteurs locaux concernés
. L’objectif majeur est aussi de réduire le gaspillage dans les collèges et lycées. Un test sera mené à partir de janvier 2020.