santé

Masque obligatoire dans les lieux clos recevant du public

Afin de limiter les risques d’une reprise de l’épidémie, le port du masque est obligatoire dans tous les lieux clos recevant du public, en complément des gestes barrières.

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Cette décision du Gouvernement s’appuie sur les études et les indicateurs de suivi de la pandémie de Covid-19, qui pointent une détérioration légère, mais encore incertaine, de la situation.

Par ailleurs, des incertitudes demeurent sur la transmission du virus dans l’air. Le 6 juillet 2020, 239 scientifiques de 32 pays différents ont écrit une lettre à l’OMS, au sujet de la transmission dans l’air du virus. Ces scientifiques ont notamment remarqué que les contaminations avaient lieu fréquemment en milieu clos, particulièrement en cas de brassage d’air et même en l’absence de projection directe. S’il semble que cette voie de transmission existe et qu’elle n’est pas anecdotique, il est encore impossible de parler de voie de transmission dominante par rapport aux gouttelettes ou aux mains souillées.

C’est pourquoi, de manière préventive, le Gouvernement a pris cette décision sur le port du masque « grand public » en intérieur et a émis des recommandations sur l’aération des pièces et sur les climatiseurs.

Le port du masque grand public était déjà obligatoire, parfois avec des règles spécifiques à certaines activités, dans les établissements recevant du public (ERP) relevant des catégories suivantes :

  • salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple, y compris les salles de spectacle et les cinémas (catégorie L) ;
  • restaurants et débits de boissons (catégorie N) ;
  • hôtels et pensions de famille (catégorie O) ;
  • salles de jeux (catégorie P) ;
  • établissements d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement (catégorie R) ;
  • bibliothèques, centres de documentation (catégorie S) ;
  • établissements de culte (catégorie V) ;
  • établissements sportifs couverts (catégorie X) ;
  • musées (catégorie Y) ;
  • établissements de plein air (catégorie PA) ;
  • chapiteaux, tentes et structures (catégorie CTS) ;
  • hôtels-restaurants d'altitude (catégorie OA) ;
  • établissements flottants (catégorie EF) ;
  • refuges de montagne (catégorie REF).
  • les gares routières et maritimes ainsi que les aéroports.

Depuis ce lundi 20 juillet, s’ajoutent les catégories suivantes :

  • administrations et banques (catégorie W) ;
  • magasins de vente, centres commerciaux (catégorie M).

Les marchés couverts ont également été ajoutés. Dans les autres catégories d’établissements, le port du masque « grand public » peut, comme aujourd’hui, être rendu obligatoire par la direction de chaque établissement.

  • Lorsqu’une personne malade du Covid-19 ne porte pas de masque et que vous n’en portez pas non plus, votre niveau de protection contre le coronavirus est inexistant.
  • Lorsqu’une personne malade du Covid19 ne porte pas de masque mais que vous en portez un, votre niveau de protection contre le coronavirus est faible.
  • Lorsqu’un personne malade du Covid19 porte un masque et que vous n’en portez pas, votre niveau de protection contre le coronavirus est modéré.
  • Lorsqu’une personne malade du Covid19 porte un masque et que vous en portez un également, votre niveau de protection contre le coronavirus est fort.

Attention, le masque ne remplace pas les gestes barrière. Il ajoute une barrière physique lorsque vous êtes en contact avec d’autres personnes.

  • Avant de mettre ou d'enlever le masque, lavez-vous les mains avec de l'eau et du savon ou une solution hydroalcoolique.
  • Pour le mettre :
    • tenez le masque par les lanières élastiques ;
    • ajustez le masque de façon à recouvrir le nez, la bouche et le menton.
  • Pour l’enlever, décrochez le masque par les lanières uniquement.
  • Il faut changer le masque :
    • quand vous l'avez porté 4 heures ;
    • quand vous souhaitez boire ou manger ;
    • s’il s’humidifie ;
    • s’il est endommagé.
  • À ne pas faire :
    • évitez de le toucher et de le déplacer ;
    • ne mettez pas le sac dans votre poche ou dans votre sac après l’avoir porté. En attendant de le laver, isolez-le dans un sac ;
    • ne le mettez jamais en position d’attente sur le front ou sur le menton ;
    • si vous êtes malade, le masque « grand public » n’est pas adapté — demandez l’avis de votre médecin ;
    • le masque « grand public » n’est pas adapté au personnel soignant.

Attention : le masque ne remplace pas les gestes barrière ; il n’ajoute qu’une barrière physique lorsque vous êtes en contact étroit avec d’autres personnes :

  • lavez-vous régulièrement les mains ;
  • toussez ou éternuez dans un mouchoir ou dans votre coude ;
  • utilisez des mouchoirs à usage unique et jetez-le aux endroits prévus à cet effet ;
  • saluez sans se serrer la main ;
  • évitez les embrassades ;
  • respectez une distance d’un mètre avec les autres personnes.

Les foulards ou les écharpes ne sont pas suffisantes. Les mailles de leur tissu laissent passer les virus. Aucune étude à ce jour n’en a démontré l’efficacité. De plus, ils exposent au risque de se toucher plus fréquemment le visage qu’avec un masque, et donc se contaminer à travers les mains.

Les visières sont un moyen supplémentaire de protection face aux virus transmis par les gouttelettes. Néanmoins, elles n’ont pas pour vocation de remplacer les masques pour le grand public.