Piège pondoir pour moustique-tigre, sous forme de sceau de trois litres de contenance, disposé dans un coin d’un espace public.
L’un des pièges disposés par l’ARS à Blois pour nous protéger contre les moustiques-tigres. Ces seaux ne doivent être ni déplacés, ni modifiés, ni retirés.

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Moustiques-tigres : luttons contre leur prolifération

Des pièges ont été disposés à travers Blois et la région, pour suivre la propagation des moustiques-tigres. Vous pouvez également participer à la lutte à votre niveau. Objectif : éviter la prolifération de cette espèce de moustique, qui peut transmettre des virus dans certains cas précis.

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Le moustique Aedes albopictus est un petit moustique (5 à 7 millimètres) d’origine tropicale. Il est surnommé « moustique-tigre » pour ses rayures noires et blanches, qui le distinguent des autres moustiques.

Il se développe majoritairement en zone urbaine et se déplace peu au cours de sa vie (quelques centaines de mètres autour de son lieu de naissance).

Sa piqûre peut être douloureuse et intervient généralement :

  • en extérieur ;
  • juste avant le lever du soleil (aube) ;
  • juste après le coucher du soleil (crépuscule).

Dans certaines conditions très particulières, les moustiques-tigres peuvent transmettre les virus du chikungunya, de la dengue et du Zika.

Bien que ces maladies sévissent principalement en zones tropicales, la survenue de cas autochtones (contractés sans voyage) en France métropolitaine représente un risque bien réel. Ainsi, en 2010, deux cas autochtones de dengue et deux cas autochtones de chikungunya ont été détectés respectivement à Nice et à Fréjus. En 2013, un cas autochtone de dengue a également été identifié dans les Bouches-du-Rhône.

Pour qu’une transmission de ces virus (dengue, chikungunya et Zika) ait lieu en France métropolitaine, plusieurs conditions sont nécessaires :

  • la présence de moustiques-tigres ;
  • l’exposition d’un moustique-tigre au virus de la dengue, du chikungunya ou du Zika ;
  • une « naïveté » immunologique de la population humaine à ce virus, ce qui est le cas de la population métropolitaine, très peu confrontée à ces virus.

L’exposition des moustiques-tigres présents en France aux virus de la dengue, du chikungunya ou du Zika est notamment possible lorsque des personnes sont infectées dans des régions où ces maladies sont présentes (Antilles, Amérique du Sud, Asie du Sud-Est, océan Indien), reviennent en métropole et se font piquer par un moustique-tigre local. Après quelques jours, ce moustique-tigre sera capable de transmettre à son tour le virus à une personne qui n’a pas voyagé, sur le territoire métropolitain.

L’agence régionale de santé de Centre–Val-de-Loire (ARS) a mis en place un réseau de pièges. Ces pièges tuent les larves et permettent en même temps de suivre précisément la présence des moustiques-tigres sur le territoire métropolitain.

À Blois, huit pièges sont disposés à travers la ville. Ces pièges pondoirs sont simplement constitués d’un seau noir d’environ 3 litres, rempli d’eau et de larvicide. Ce larvicide n’est toxique ni pour l’environnement, ni pour les animaux. Un petit morceau de polystyrène sert de support de ponte et sera relevé tous les mois par le personnel mandaté par l’ARS jusqu’en novembre 2020. Les œufs de moustiques sont ensuite identifiés formellement en laboratoire.

Ces pièges étant nécessaires pour enrayer et suivre la présence des moustiques-tigres, ils ne doivent pas être modifiés, déplacés ou retirés.

Chacune et chacun d’entre-nous peut contribuer à enrayer et suivre la progression de cette espèce. C’est une action citoyenne, qui complète les actions des institutions sanitaires.

Vous pouvez :

  • apprendre à reconnaître un moustique-tigre : de 5 à 7 millimètres, rayures contrastées noires et blanches ;
  • signaler en ligne les moustiques-tigres que vous voyez, grâce à signalement-moustique.fr.

De nombreux lieux de ponte se trouvent dans les propriétés privées et espaces collectifs avec des gestionnaires identifiés. Sachant qu’un moustique-tigre se déplace peu au cours de sa vie (quelques centaines de mètres autour de son lieu de naissance), celui qui vous pique est « né chez vous ». Votre implication représente donc une grande part de la lutte contre les moustiques.

Vous pouvez donc également :

  • évacuer les eaux stagnantes ;
  • supprimer les lieux potentiels de ponte : objets abandonnés dans un jardin ou sur une terrasse ;
  • vider une fois par semaine les soucoupes, vases, seaux, etc. ;
  • remplir les soucoupes des pots de fleurs avec du sable ou une éponge qui, une fois mouillés permettent l’arrosage ;
  • vérifier le bon écoulement des eaux de pluie (gouttières, toits, terrasse, etc.) ;
  • entretenir vos espaces verts (élagage, débroussaillage).

Les produits anti-moustiques (insecticides et répulsifs) ne permettent pas d’éliminer durablement les moustiques. Il est donc nécessaire de limiter leurs lieux de ponte et de repos.

Pas d’eau stagnante : pas de moustiques. Ces gestes simples réduisent efficacement le risque de présence du moustique.