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Covid-19 : vaccination à Blois, mode d’emploi

Un centre de vaccination est ouvert au grand public dans l’agglomération de Blois. Il est situé au gymnase des Belleries, à Vineuil (18 route de Chambord), après avoir un temps occupé l’Espace Jorge-Semprun et le Jeu de Paume.

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Vous trouverez le détail des personnes pouvant être vaccinées ou non sur le site du ministère de la Santé ou dans le tableau ci-dessous.

Tableau récapitulatif des personnes vaccinables selon l’âge et la situation médicale. Détail accessible dans le lien vers le ministère de la Santé ci-dessus.

Attention : le centre de vaccination n’est ouvert qu’au grand public. Les personnes professionnelles de santé sont vaccinées à l’hôpital et celles résidant en établissement spécialisé sont vaccinées dans ce dernier.

Vous trouverez le détail des personnes pouvant recevoir une dose de rappel sur le site du ministère de la Santé ou dans le tableau ci-dessous.

Tableau récapitulatif des personnes vaccinables selon l’âge et la situation médicale. Détail accessible dans le lien vers le ministère de la Santé ci-dessus.

Attention : le centre de vaccination n’est ouvert qu’au grand public. Les personnes professionnelles de santé sont vaccinées à l’hôpital et celles résidant en établissement spécialisé sont vaccinées dans ce dernier.

Vous pouvez prendre rendez-vous :

  • par téléphone au 0 805 021 400 du lundi au vendredi de 9 h à 18 h ;
  • ou en ligne sur www.sante.fr

Des créneaux de rendez-vous sont ouverts au fil de l’arrivée des doses de vaccin.

Le jour de votre rendez-vous, n’oubliez pas d’apporter une pièce d’identité et votre carte Vitale ou votre attestation de droits à la Sécurité sociale. (Notez que la carte Vitale n’est pas nécessaire pour les personnes sans abri ou étrangères.)

Oui, il est possible de venir sans rendez-vous, pendant les jours et heures d’ouverture du centre.

N’oubliez pas d’apporter une pièce d’identité et votre carte Vitale ou votre attestation de droits à la Sécurité sociale. (Notez que la carte Vitale n’est pas nécessaire pour les personnes sans abri ou étrangères.)

Le centre de vaccination est ouvert :

  • les lundis et mercredis (9 h–13 h et 14 h–18 h) ;
  • les vendredis (14 h–19 h).

Un rendez-vous préalable est recommandé mais pas indispensable.

Le grand centre de vaccination est situé au gymnase des Belleries, 18 route de Chambord, 41350 Vineuil.

Plus tôt en 2021, le centre de vaccination était situé à l’Espace Jorge-Semprun puis au Jeu de Paume. Il a déménagé au gymnase des Belleries de Vineuil depuis le 6 septembre 2021.

  • La ligne E du réseau Azalys vous dépose à proximité du centre, grâce à un nouvel arrêt temporaire rue Louis-Braille, à 200 mètres. Vous pouvez consulter les horaires de la ligne E (PDF · 4,8 Mo) ;
  • Résago, le service de transport à la demande d’Azalys, a ajouté le gymnase des Belleries aux points desservis. Si vous habitez dans l’agglomération et à plus de 500 m d’un arrêt des lignes A, B, C, D ou E, vous pouvez donc réserver un transport aller-retour entre votre domicile et le centre de vaccination, pour 2,50 €. En précisant que votre transport est lié à la vaccination Covid-19, vous serez prioritaire par rapport aux autres demandes.

On se présente à l’heure de son rendez-vous et le parcours s’effectue ensuite de la sorte :

  • accueil de la personne à vacciner par un infirmier ou une infirmière qui remplit ou aide la personne à remplir le questionnaire de santé, pour recueillir les principales informations médicales (âge, comorbidités éventuelles, antécédents d’allergie) ;
  • vérification des questionnaires de santé par un médecin qui vérifie l’aptitude à la vaccination et appose sa signature sur le document faisant ainsi office de prescription ;
  • le médecin effectue une consultation médicale avec le candidat ou la candidate à la vaccination uniquement en cas de doute lié au remplissage du questionnaire ;
  • vaccination par un infirmier ou une infirmière ;
  • saisie dans Vaccin-covid (logiciel dédié au suivi de la vaccination) ;
  • attente et observation après la vaccination, dans un espace dédié.

La vaccination est effectuée par le personnel infirmier.

Il y a toujours un ou une médecin sur place.

La vaccination permet de se protéger et de protéger les autres. Couplé avec les mesures barrières, le vaccin contribuera à maîtriser l’impact de l’épidémie de la Covid-19 sur le long terme.

La stratégie vaccinale mise en place doit permettre de remplir 3 objectifs de santé publique :

  1. faire baisser la mortalité et les formes graves de la maladie ;
  2. protéger le personnel soignant et le système de soins ;
  3. garantir la sécurité des vaccins et de la vaccination.

La stratégie vaccinale repose sur 3 principes :

  1. non-obligatoire ;
  2. gratuité ;
  3. haute sécurité.

Le vaccin n’est pas obligatoire.

Le consentement de la personne vaccinée est obligatoire et recueilli en amont de la vaccination.

Oui, en dehors de Blois, il y a d’autres centres de vaccination ouverts au grand public dans le Loir-et-Cher. Consultez le site web de la préfecture du département pour les connaître.

À propos de l’ouverture du centre initial de vaccination (Jorge-Semprun, remplacé par celui du Jeu de Paume le 6 avril 2021, puis du gymnase des Belleries le 6 septembre 2021).

« Anticipation et concertation ». Tels sont les maîtres mots de la bonne marche du centre de vaccination de Blois, selon Alexandre Prinet, son directeur technique pour la Ville. De fait, l’organisation de la structure repose sur l’étroite collaboration de partenaires complémentaires dont la Ville. En premier lieu, c’est elle qui a mis à disposition l’Espace Jorge-Semprun (site de vaccination initial, NDLR) et qui, par l’intermédiaire de ses services, s’est chargée de l’aménagement intérieur des locaux, de l’installation du réseau informatique et de l’acheminement de tout le matériel utile dont elle pouvait disposer, ainsi que l’accueil du public et l’administration du lieu. Parallèlement, chacun des partenaires a mobilisé ses troupes : le Sdis (service départemental d’incendie et de secours), qui a désigné en son sein un « chef de centre », l’hôpital, en charge de la logistique vaccinale, la CPTS (communauté professionnelle territoriale de santé), qui gère les personnels médicaux. Nous avons été proactifs dans le sens où nous avons travaillé à l’organisation du centre avant même de recevoir les instructions de l’État, souligne Marie-Agnès Féret, adjointe au maire en charge de la Ville solidaire. Un accueil téléphonique a également été mis en place avant l’ouverture, et un important travail a été réalisé quant au paramétrage de l’interface Doctolib, qui gère les rendez-vous et que la collectivité est en charge d’administrer.

Une coordination exemplaire

Depuis l’ouverture du centre le 20 janvier, les différents partenaires impliqués travaillent main dans la main à son bon fonctionnement. Il faut souligner la coordination exemplaire qui existe entre les équipes de la collectivité, de la CPTS, de l’hôpital, du SDIS et des services d’ordre, note Marie-Agnès Féret. Chaque jour, la Ville dépêche sur le site un cadre administratif et, en permanence, trois à quatre agents chargés de l’accueil et de l’orientation du public. Ce sont également ses services qui assurent quotidiennement le nettoyage des locaux. La police municipale, en outre, est mobilisée pour intervenir en cas de difficulté. Ainsi, le bon déroulement des opérations est garanti par l’implication « transversale » de nombreux services de la Ville et, de manière générale, par la capacité des différentes parties prenantes à travailler de concert. L’activité du centre repose sur le nombre de doses du vaccin qui lui sont attribuées, ce qui ne dépend pas de nous, mais pour ce qui nous concerne, nous avons su mettre en place, avec nos partenaires, une organisation efficiente, réactive et adaptative, de sorte à offrir aux usagères et usagers le meilleur des services possible, conclut Marie-Agnès Féret.

Le centre est sous la supervision du service départemental d’incendie et de secours (Sdis).

Agglopolys, la Ville de Vineuil, l’agence régionale de santé, la préfecture, la caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM) de Loir-et-Cher, le centre hospitalier Simone-Veil de Blois, la communauté d’agglomération de Blois–Agglopolys, le conseil départemental, le conseil départemental de l’Ordre des médecins, le conseil départemental de l’Ordre des infirmières et la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS La Salamandre), travaillent de concert pour permettre le fonctionnement de cet espace.

La Dr. Valérie Descarpentries en entretien.

Entretien avec Dr. Valérie Decarpentries, centre hospitalier de Blois

Médecin référent en infectiologie au centre hospitalier Simone-Veil de Blois, le docteur Valérie Descarpentries nous éclaire sur la manière dont fonctionne le vaccin, les particularités de la nouvelle technologie de l’ARN messager qu’il emploie, les éventuels effets secondaires qu’il peut entraîner et l’intérêt de sa généralisation.

Comment le vaccin fait-il barrière au virus ?

Dr Valérie Descarpentries : Le vaccin dont nous disposons utilise la technologie de l’ARN messager. C’est un procédé certes récent, mais qui a déjà été utilisé dans l’élaboration d’autres vaccins. Contrairement à la méthode traditionnelle, on n’injecte pas le virus en entier ou une partie de celui-ci dans l’organisme, mais seulement le code génétique de l’une de ses parties, bien choisie pour être représentative du virus. En l’occurrence, il s’agit de la protéine Spike, qui est présente à la surface du virus. Ainsi, il suffira à l’organisme de repérer cette partie du virus pour le reconnaître en entier.

La technologie de l’ARN messager est-elle dangereuse ?

Dr V. D. : Au contraire, c’est un processus sécurisant dans la mesure où on n’injecte pas le virus en entier, ni même un bout du virus, mais uniquement une partie de son code génétique. En somme, on donne à notre organisme la recette de la protéine.
Il la fabrique, puis l’identifie comme étant un corps étranger. Dès lors, le système immunitaire apprend à la reconnaître et à détruire les cellules qui en sont infectées. L’idée qu’on injecte du patrimoine génétique dans une cellule peut sembler déroutante, mais il n’y a aucune chance que celui-ci s’intègre dans l’organisme puisque, dès lors que la protéine est fabriquée, le code génétique est détruit.

Y a-t-il des effets secondaires avec ce type de vaccin ?

Dr V. D. : Tout d’abord, il faut savoir que, dans la mesure où l’on ne fabrique qu’un morceau du virus, le vaccin ne peut créer une infection Covid. Ensuite, le vaccin est un médicament. Or, tout médicament a potentiellement des effets secondaires. Ceux du vaccin dont nous disposons sont classiques : douleur au bras, maux de tête, courbatures, quelques frissons ou nausées, comme pour le vaccin de la grippe. Ces symptômes se déclenchent parce que le système immunitaire travaille. Ils peuvent être fréquents, mais ils ont peu de conséquences. Dans de rares cas, des réactions allergiques peuvent survenir, mais il en est ainsi de tous les vaccins. Celui-là n’est pas très différent des autres.

Pourquoi est-il important de se faire vacciner ?

Dr V. D. : Parce qu’il n’y a pas d’autre alternative. On sait que le vaccin protège de la maladie, mais on ne sait pas s’il empêche le virus de circuler. Nous devons attendre que suffisamment de personnes soient vaccinées pour observer un impact sur la circulation du virus et déterminer ainsi le nombre de personnes minimales à vacciner pour stopper cette circulation. Ainsi, si nous voulons nous en sortir, tout le monde doit y mettre du sien et participer à l’effort commun. On se vaccine pour soi, mais aussi pour les autres. La vaccination, c’est la bienveillance envers autrui. À toute époque, il y a eu de nouveaux vaccins. Les gens, heureusement, les ont utilisés. La peur du nouveau est naturelle, mais il faut savoir la dépasser. Nous devons faire les choses ensemble, pour pouvoir nous en sortir ensemble.

Page en partie issue d’un article écrit par Anne-Sophie Perraudin pour Blois mag 167 (mars 2021)

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