mémoire histoire

Anniversaire de la victoire du 8 mai 1945

Blois célébrait aujourd’hui le 77e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945, lors d’une cérémonie pour faire perdurer le devoir de mémoire.

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Concours national de la Résistance et de la déportation

Ce dimanche 8 mai 2022 était aussi l’occasion de récompenser les lauréates et lauréats du concours scolaire sur l’histoire et la mémoire de la Résistance et de la déportation. 6 élèves du lycée Dessaignes, encadrées par leur professeure madame Glise-Estrade, ont reçu des prix :

  • dans la catégorie « devoir individuel – classes de lycées » :
    • Aléys Casabonne-Masounave (1er prix),
    • Cassandre Christiann (2e prix),
    • Grace Lituba (3e prix) ;
  • dans la catégorie « mémoire collectif – classes de lycées », ont reçu le 2e prix :
    • Lise Coty,
    • Nora Augand,
    • Grace Lituba
    • Emma Migliarini.

Cette édition 2021–2022 du concours était consacrée à la fin de la guerre (répressions, déportations et fin du 3e reich — 1944–1945). Les élèves ont lu, fait des rencontres et écrit durant des mois, contribuant à la continuité de notre mémoire collective.

Félicitations et merci aux lauréates et lauréats et à leur professeure !

Discours du maire de Blois, Marc Gricourt

Monsieur le préfet,
monsieur le président du conseil départemental
mesdames et messieurs les élus,
monsieur le délégué militaire départemental, mon colonel,
mesdames, messieurs les représentants des différentes institutions,
mesdames, messieurs les présidents et représentants des Ordres nationaux et des associations patriotiques,
mesdames, messieurs les porte-drapeaux,
mesdames, messieurs,
chers amis,

C’est pour moi une immense joie d’être auprès de vous, et particulièrement de notre jeunesse, dont une trentaine vient de recevoir un prix.

Je voudrais remercier nos professeurs d’avoir à cœur de transmettre, inlassablement, le goût de l’Histoire, témoin du temps qui passe et messagère fondamentale pour assurer la continuité de notre mémoire collective auprès de nos enfants qui demain, eux-mêmes, transmettront à leur tour.

Depuis 61 ans, le concours national de la résistance et de la déportation, institué sous l’impulsion de Lucien Paye, ministre de l’Éducation nationale sous la présidence de Charles de Gaulle récompense les travaux d’élèves, sur une thématique précise.

Cette année, sur la thématique « La fin de la guerre. Les opérations, les répressions, les déportations et la fin du 3e Reich (1944–1945) », vous avez œuvré, des mois durant en lisant et partant à la rencontre d’interlocuteurs qui ont eu la charge de transmettre et d’établir un lien précieux entre les générations.

J’adresse toutes mes félicitations aux lauréats.

C’est anecdotique mais le hasard de la vie, fait que le successeur de Lucien Paye n’est autre que Pierre Sudreau, qui a été maire de Blois de 1971 à 1989. Je rends hommage à ce résistant, qui a été arrêté, déporté et torturé durant la Seconde Guerre mondiale.

Au-delà de vos récompenses, nous commémorons aujourd’hui les 77 ans de la victoire des Alliés sur les forces de l’Axe.

Ce conflit, brodé sur le lit de la Première guerre mondiale et son règlement jugé insatisfaisant voire, humiliant par les Allemands mais aussi alimentée par la convergence d’un ensemble de tensions régionales allait plonger la France, l’Europe et le monde dans une guerre mondiale sans précédent.

C’est à ce jour le conflit armé le plus important de l’humanité, et espérons-le, dans ces temps si troublés, si singuliers, celui qui le restera.

C’est aussi le conflit le plus meurtrier de l’histoire avec, de part et d’autre, plus de 70 millions de morts, principalement des civils.

Près de 6 millions de Juifs, un demi-million de Roms, plusieurs dizaines de milliers de handicapés et d’homosexuels hommes et femmes, furent exterminés dans une véritable entreprise industrielle de destruction humaine.

À l’heure où l’instabilité du monde nous préoccupe toutes et tous, le souvenir — se souvenir —, de ces moments tragiques, nous éclaire d’une vérité : la paix est un concept précaire. Se souvenir nous apprend parfois les erreurs, parfois les réussites. S’enrichir de l’Histoire, de son histoire, celle du pays qui nous a vu naître pour certains, qui nous a accueillis pour d’autres, c’est grandir. Oui… se souvenir c’est grandir.
Grandir auprès de celles et ceux qui, par le souvenir, sont les témoins de notre destin.

Grandir auprès de celles et ceux qui ne sont jamais revenus du front.

Grandir auprès de celles et ceux qui savent, plus que quiconque, ce que la guerre a de tragique, ce que la guerre a d’inhumain. Ils connaissent le prix de la paix, de la liberté, de la fraternité.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres.

Cet appel historique du général de Gaulle marquera l’entrée de la France dans la résistance.

Chers élèves, chers professeurs, souvenons-nous de Jean Moulin, de Lucie Aubrac, de Daniel Cordier, de Cécile Rol-Tanguy qui a donnée son nom à l’une de nos écoles élémentaires, de Félix Eboué ou encore de Germaine Tillion. Je rends hommage à ces femmes et ces hommes, figures de la résistance.

Je veux ici avoir une pensée pour ceux et celles qui ont été fauchés par la guerre et former le vœux d’une paix durable.

Puis, à la veille du 9 mai, où nous fêtons le début de la construction européenne, je veux rappeler notre attachement à cette organisation, fondamentale dans nos vies.

Rendez-vous l’année prochaine, sur la thématique « L’école de la résistance : des jours sombres au lendemain de la libération 1940–1945) ».

Vive la République, vive la France !

Seul le prononcé fait foi

À l’heure où l’instabilité du monde nous préoccupe toutes et tous, le souvenir — se souvenir — de ces moments tragiques, nous éclaire d’une vérité : la paix est un concept précaire.

Se souvenir nous apprend parfois les erreurs, parfois les réussites. S’enrichir de l’Histoire, de son histoire, celle du pays qui nous a vu naître pour certains, qui nous a accueillis pour d’autres, c’est grandir. Oui : se souvenir, c’est grandir. »