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Lutte contre la grippe aviaire

Fin novembre 2023, le niveau de risque a été rehaussé par l’État : il est passé de « négligeable » à « élevé ». La vigilance est de mise.

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Qu’est-ce que la grippe aviaire ?

La grippe aviaire (aussi appelée « influenza aviaire ») est une maladie virale qui affecte toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou non. Le taux de mortalité est très élevé pour les oiseaux se trouvant dans des élevages. 

D’après l’Institut Pasteur, la plupart des virus aviaires n’infectent pas les êtres humains, mais certains sous-types parviennent parfois à évoluer et franchissent la barrière des espèces : c’est le cas du virus H5N1, pathogène pour l’être humain et présent en Asie. Globalement, les autorités sanitaires redoutent donc une évolution du virus vers une forme transmissible entre êtres humains, ouvrant la porte à une pandémie.

À ce jour cependant, les autorités sanitaires françaises n’ont identifié aucun cas humain pour le virus H5N8 circulant actuellement en Europe ; et indiquent qu’il n’y a pas d’impact sur l’alimentation.

Quelle est la situation actuelle ?

12 décembre 2023 : par arrêtés ministériels du 28 novembre et du 4 novembre 2023, l’État a relevé le niveau de risque pour le territoire national, désormais qualifié « d’élevé ».

Ce relèvement du niveau de risque est lié à une dégradation de la situation sanitaire dans plusieurs États européen, à l’est et au centre de l’Europe, notamment. Les migrations battant leur plein, 4 oiseaux sauvages (des grues cendrées) ont été confirmées positives à la grippe aviaire en France le 23 novembre dernier, vers le lac de Madine (Meuse). D’autres oiseaux ont ensuite été testés positifs en Camargue et dans le Morbihan, où un élevage de dindes a été déclaré foyer de grippe aviaire, ainsi que dans la Somme.

Que faire ?

Si vous constatez la mort anormale d’un oiseau

Dans tous les cas, si vous constatez la mort anormale d’un oiseau (sur l’espace public ou votre propriété) : contactez sans délai les services vétérinaires de l’État (DDETSPP) par téléphone au numéro dédié 02 54 90 97 90 ou par mél « ddetspp-spae@loir-et-cher.gouv.fr ».

Si des oiseaux sont sous votre responsabilité

Si des oiseaux sont sous votre responsabilité (des poules dans une bassecour, par exemple) :

  • exercez une surveillance quotidienne de vos oiseaux ;
  • confinez les volailles en bâtiment ou mettez en place des filets de protection sur votre basse-cour pour éviter les contacts avec les oiseaux sauvages — le non-respect de cette obligation peut entraîner une amende pouvant aller jusqu’à 750 €. ;
  • limitez l’accès de la basse cour (l’endroit où vous détenez vos oiseaux) aux personnes indispensables à son entretien ;
  • protégez votre stock d’aliments des oiseaux sauvages ainsi que l’accès à l’approvisionnement en aliments et en eau de boisson de vos volailles ;
  • protégez et entreposez la litière neuve à l’abri de l’humidité et de toute contamination, sans contact possible avec des cadavres ;
  • n'utilisez jamais d’eaux de surface : eaux de mare, de ruisseau, de pluie collectée, etc. pour le nettoyage de votre élevage ;
  • si les fientes et fumiers sont compostés à proximité de la basse cour, ils ne doivent pas être transportés en dehors de l’exploitation avant une période de stockage de 2 mois. Au-delà de cette période, l’épandage est possible ;
  • réalisez un nettoyage régulier des bâtiments et du matériel utilisé pour la basse cour ;
  • portez des bottes, une blouse dédiée et éventuellement des gants pour soigner vos oiseaux ;
  • lorsque vous quittez votre basse cour, laissez vos équipements (bottes, blouse, gants, etc.) dédiés à l’entrée de cette dernière ;
  • dans tous les cas, lavez régulièrement vos bottes, blouses et gants à l’eau chaude et au détergent ou désinfectez-les. Aucune souillure ne doit persister. Lavez aussi régulièrement le matériel d’élevage (fourches, mangeoires, etc.) ;
  • lavez soigneusement vos mains à l’eau chaude et au savon après avoir été en contact avec des oiseaux ;
  • ne vous rendez pas dans d’autres élevages sans précautions particulières ;
  • consultez la page web récapitulative du ministère de l’Agriculture sur le sujet pour en savoir plus ;
  • si vous habitez Blois, déclarez-vous en remplissant en ligne le formulaire Cerfa 15472*02 ou en le renvoyant au service Santé, Sécurité et Accessibilité (santesecuriteaccessibilite@blois.fr, ou 9 place Saint-Louis, 41012 Blois).
    (Si vous habitez dans une autre commune, déclarez-vous auprès de votre mairie.)

Historique

  • Mi-novembre 2021 : le risque est réévalué au niveau « élevé » par le ministère de l'Agriculture.
  • Mi-avril 2022 : le risque reste au niveau « élevé » depuis lautomne dernier. Le préfet de Loir-et-Cher rappelle les obligations qui en découlent pour les professionnels et particuliers concernés (mise à labri des volailles, enfermées ou protégées de lavifaune sauvage sous filets). Le préfet de Loir-et-Cher indique que ces obligations feront lobjet de « contrôles renforcés durant les prochains jours ».
  • Mi-mai 2022 : le risque est réévalué à la baisse en Loir-et-Cher par le ministère de lAgriculture.
  • Mi-juin 2022 : le risque est réévalue davantage à la baisse et le ministère de lAgriculture ne rend plus obligatoires certaines mesures.
  • Mi-novembre 2022 : le risque est réévalué au niveau « élevé » par le ministère de l’Agriculture.
  • Mi-février 2023 : suite à la confirmation de cas de grippe aviaire hautement pathogène sur des mouettes dans plusieurs communes du Loir-et-Cher, le préfet a décidé par arrêté (41-2023-02-09-00003) l’instauration d’une zone de contrôle temporaire dans le département, pendant 21 jours minimum.
  • Début mars 2023 : la zone de contrôle temporaire a pris fin. Les autres mesures évoquées ci-dessus restent d’actualité, car le risque est toujours élevé.
  • 13 avril 2023 : suite à la détection de cas de grippe aviaire hautement pathogène dans l’avifaune sauvage sur des mouettes rieuses et mélanocéphales trouvées mortes à Blois, le préfet a décidé par arrêté (41-2023-04-04-00001) l’instauration d’une zone de contrôle temporaire dans 66 communes du département, dont Blois, pendant 21 jours minimum d’après l’arrêté préfectoral.
  • 21 avril 2023 :  la zone de contrôle temporaire a été levée par un nouvel arrêté préfectoral. Les autres mesures évoquées ci-dessus restent d’actualité, car le risque est toujours élevé.
  • 28 avril 2023 : suite à la forte mortalité (190 mouettes) liée à la grippe aviaire hautement pathogène sur l’île des Tuileries (constat au 26 avril 2023), le préfet a décidé par arrêté (41-2023-04-26-00001, PDF) l’instauration d’une nouvelle zone de contrôle temporaire.
  • 24 mai 2023 : la zone de contrôle temporaire a été maintenue par décision préfectorale jusqu’au 1er juin 2023. Ce maintien pourra être renouvelé dans l’hypothèse où de nouveaux cas seraient confirmés.
  • 30 juin 2023 : la zone de contrôle temporaire autour de Blois a été levée par décision préfectorale, suite à l’absence de nouvelle mortalité signalée.
  • 17 juillet 2023 : la situation est désormais revenue à un niveau de risque qualifié par l’État de « négligeable » (NOR : AGRG2318333A). Les mesures de limitation de la propagation du virus ont donc été levées à travers tout le territoire métropolitain. La vigilance reste cependant de mise : déclarez toute suspicion de cas.
  • 26 juillet 2023 : après la découverte de nouveaux cas de grippe aviaire hautement pathogène sur des mouettes et des sternes à Blois et à Vineuil (îles de la Tuilerie et site de l’ancien barrage), la préfecture a pris un arrêté le 25 juillet 2023 instaurant une zone de contrôle temporaire, concernant notamment le territoire de Blois, pour une durée minimale de 21 jours. Cet arrêté instaure des mesures pour limiter la propagation du virus.
  • 12 décembre 2023 : par arrêtés ministériels du 28 novembre et du 4 novembre 2023, l’État a relevé le niveau de risque pour le territoire national, désormais qualifié « d’élevé ». Ce relèvement du niveau de risque est lié à une dégradation de la situation sanitaire dans plusieurs États européen, à l’est et au centre de l’Europe, notamment. Les migrations battant leur plein, 4 oiseaux sauvages (des grues cendrées) ont été confirmées positives à la grippe aviaire en France le 23 novembre dernier, vers le lac de Madine (Meuse). D’autres oiseaux ont ensuite été testés positifs en Camargue et dans le Morbihan, où un élevage de dindes a été déclaré foyer de grippe aviaire, ainsi que dans la Somme.